TV & Internet : quelles sont les limites du voyeurisme et de l’information ? 0



Article écrit et publié par : Éric St-Gelais
Source: http://www.agence2web.com / la presse.ca /  canoe.ca
Photo à la Une: ©fotolia

 Internet et les médias sociaux s’unissent pour devenir un moyen de communication des plus efficaces.

Le mois de septembre dernier vous l’avez certainement entendu résonner sur la toile : la vidéo de l’exécution de David Haines qui a fait trembler les réseaux sociaux. C’était un humanitaire britannique, qui a été égorgé par des djihadistes après avoir été capturé en mars 2013. C’est la troisième exécution de ce type en un mois.

Cette vidéo suit le même mode opératoire que les exécutions de James Foley et de Steven Sotloff, également diffusées sur Youtube et largement partagées sur Twitter. Si on en croit les dire l’exécution d’un quatrième otage, qui apparaît dans la vidéo de l’exécution de David Haines, est attendue.

La vidéo de l’exécution de David Haines qui a fait trembler les réseaux sociaux.

Mais où est donc la pudeur et la morale?

Certains diront que la diffusion de ce genre d’images est légitime au droit à l’information d’autre diront  non. Il est vrai que le devoir de tous les bons médias et des journalistes est  de nous informer clairement et objectivement, mais où est la morale lorsque certains journalistes de télé incitent et nous montrent une vidéo de l’exécution en live sur Internet ? Et de plus lorsqu’on sait que ce genre de vidéo est réalisée non pas pour informer mais pour provoquer, intimider , choquer, d’instaurer un climat de peur. Ce type de publication a un objectif purement politique pour manipuler l’opinion des gens.

En mettant cette vidéo en ligne, les djihadistes cherchent à provoquer les occidentaux, mais en visionnant ou en partageant leurs massacres, nous leurs donnons du pouvoir et nous leurs permettons de colporter leurs crimes.
Et pour les familles qui ont perdues leurs proches de manière tragique et cruelle, le deuil devient davantage insoutenable.

Le droit à l’information : Internet, TV, même combat?

Quels sont les intérêts des journalistes  dans ce genre de publication télévisés qui incitaient les internautes à aller voir cette vidéo sur le Web, alors qu’elle ne pouvait pas être diffusée et exploitée à l’antenneds réseaux de télé, pour des raisons tout à fait évidentes. Nous n’avons pas été inondés submergés par ces vidéos à l’écran de télévision car les émissions diffusées doivent respecter la loi n°86-1067 du 30 septembre 1986. Cette loi soutient notamment le respect de la dignité de la personne humaine.

Puisque le contenu diffusé sur Internet ne peut pas être aussi facilement contrôlable, il peut être censuré par les internautes en cas de contenu ne respectant pas le règlement d’une communauté. C’est au site Internet d’établir ce qui peut être mis en ligne sur son site en établissant des conditions d’utilisation ainsi qu’un règlement de la communauté comme le fait Youtube. Mais l’abondance des diffusions et l’instantanéité de celles-ci ne fait que compliquer la tâche des plateformes de partage de vidéos.



Usagers = détective et police de l’internet?

A la suite de la diffusion de cette vidéo, les internautes ont bien réagis en témoignant leur indignement par des tweet ou commentaires ainsi qu’en signalant un abus via la vidéo publiée sur le site Internet de Youtube.

Internet est bien trop vaste, pour contrôler tout ce qui y entre, cependant en tant qu’usagernous devons de limiter les dérives et les scandales avec des scénarios  façonner d’avance. On peut tout simplement se poser cette question: quel est notre rôle lorsque nous acceptons de partager certaines informations ou encore quel est l’intérêt de partager certaines informations.C’est toujours la première question à se poser avant de peser sur « J’aime ou Partager… « 

mais, malheureusement la course aux « vues »  et la popularité devient plus importante et prends le dessus sur la morale. Plus on choque, plus on a des vidéos exclusives, intimes, plus on a de chance de sortir du lot et de créer le fameux buzz tant rêver et souhaiter. Et ce phénomène est largement accentuer avec les médias sociaux.ce qui ressort le plus nettement de ceci c’est que : Le partage de plus en plus courant de vidéos chocs mène à  banaliser leur contenu.

La vraie et réelle et seule question, je répète, la vraie et réelle et seule question est donc de savoir comment limiter ces dérives, comment réintroduire une morale?