Mise à jour: Sony cause un revirement 0

Mise à jour écrit et publié par : Éric St-Gelais 
Dosssier Piratage Sony Picture
Source: Comment ça marche.net /La presse / Le Quotidien / Sony / 
Image à la Une: ©Éric St-Gelais
 
 

 
 
 

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Sony : la sortie, mais toute fois limitée, de « L’interview qui tue ! »

le géant Sony  a fait tout un  revirement mardi en autorisant la sortie limitée du Film  The Interview, la comédie parodiant le leader nord-coréen Kim Jonk-Un, défiant ainsi les hackers informatiques qui ont menacé les salles qui le projetteraient. Le film sortira le jour de Noël comme le studio de cinéma l’avait initialement prévu, dans «plus de 200 salles», selon une porte-parole de Sony Pictures, alors qu’il aurait bénéficié de quelque 2500 salles environ s’il avait été distribué dans les réseaux des grandes chaînes nationales de cinémas.«Nous n’avons jamais abandonné l’idée de distribuer The Interview et nous sommes heureux que notre film sorte (…) le jour de Noël», a déclaré le directeur général de Sony Michael Lynton dans un communiqué.«Nous continuons parallèlement nos efforts pour nous assurer que des plateformes (de distribution via internet) et davantage de salles» diffuseront le film, a-t-il ajouté.The Interview sera montré dans des salles d’art et d’essai comme le Plaza Atlanta en Georgie, la chaîne de cinémas Alamo Drafthouse, dont le siège se trouve à Austin, au Texas, et qui compte plusieurs dizaines de salles.Le réalisateur Michael Moore, connu pour ses documentaires incisifs comme Bowling for Columbine, a indiqué sur Twitter qu’il montrerait le film dans sa salle, The Bijou, à Traverse City ajoutant: «jamais de censure, merci Sony».«Le peuple a parlé! La liberté de parole a vaincu! Sony n’a pas abdiqué! The Interview sera projeté», s’est réjoui le réalisateur Seth Rogen sur son compte Twitter tandis que l’acteur James Franco, qui partage l’affiche du film avec lui, criait «Victoire» sur son compte.Sony Pictures avait consterné Hollywood en annonçant la semaine dernière renoncer à la diffusion du film, acteurs et réalisateurs dénonçant une grave atteinte à la liberté d’expression et une victoire du terrorisme.



Réplique de Washington? 

Côté politique de nombreux parlementaires, dont le républicain John McCain, s’étaient aussi élevés contre cette décision et le président américain Barack Obama avait déploré «une erreur» de Sony Pictures.M. Obama s’est logiquement félicité mardi de la sortie annoncée de The Interview, a indiqué Eric Schultz, un porte-parole de la Maison-Blanche, à des journalistes.«Nous sommes un pays qui croit en la liberté de parole et au droit à l’expression artistique» et nous «saluons» la décision de Sony, a-t-il déclaré.Lundi, un groupement représentant au total 250 salles de cinéma indépendantes avait lancé une pétition pour demander à Sony de leur permettre de projeter «L’interview qui tue!», sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-Un.Cette comédie a été qualifiée «d’acte de terrorisme» par Pyongyang qui a, selon les autorités américaines, commandité la gigantesque attaque informatique dont Sony Pictures a été victime il y a un mois.La Corée du Nord a été brièvement privée de connexion internet mardi, au lendemain d’une première coupure générale de neuf heures qui pourrait avoir été orchestrée en représailles au piratage de Sony Pictures, selon une société de cybersécurité.Le président Obama avait assuré que Washington répliquerait après ce piratage. Mardi, le département d’État américain a toutefois refusé de confirmer ou non si Washington était impliqué dans la panne de réseau en Corée du Nord.Sony Pictures a fait l’objet d’une attaque qualifiée par le FBI de plus grave cyberattaque jamais menée contre les États-Unis. L’incident révélé le 24 novembre avait été revendiqué par un groupe de pirates «Guardians of the peace» (GOP), exigeant du studio de cinéma qu’il annule la sortie de The Interview.Le GOP avait notamment menacé de s’en prendre aux salles de cinéma qui montreraient la comédie, agitant le spectre des attaques terroristes du 11 septembre 2001. La plupart des grandes chaînes de cinéma américaines dont Regal et AMC avaient renoncé à programmer le film, conduisant Sony Pictures à annuler sa sortie, avant de changer de braquet mardi.Le régime communiste nie être impliqué dans le piratage au cours duquel les données personnelles de 47 000 employés et collaborateurs de Sony Pictures ont été dérobées, mais a en loué les auteurs.Cette attaque informatique s’est aussi traduite par la diffusion en ligne de courriels embarrassants pour les dirigeants de Sony et par la mise en ligne illégale de cinq films du studio, dont plusieurs pas encore sortis.Mardi l’agence de presse gouvernementale nord-coréenne a de nouveau agité la menace de l’arsenal nucléaire du régime communiste et conseillé à Washington de «réfléchir à deux fois à sa politique hostile» envers Pyongyang.
Rebondissement chez Sony

Rebondissement chez Sony

  Image Courtoisie de : http://www.lapresse.ca/

The Interview: une vraie farce!

L’entreprise Sony Pictures Entertainment ne sortira pas grandie de toute cette histoire. Sa gestion du dossier The Interview a été tellement chaotique que des gens ont cru, hier, qu’elle faisait partie d’une campagne de marketing savamment orchestrée.

Bien entendu, il n’en est rien. Le fait est que cette comédie plutôt ordinaire est dorénavant sur la liste des films «à voir» d’à peu près tout le monde. Aux États-Unis, des spectateurs qui n’auraient jamais eu d’intérêt pour ce genre de film se promettent maintenant d’aller le voir par «devoir patriotique».Rappelons que dans The Interview, qui prend l’affiche demain aux États-Unis, deux zoufs de la télé, invités en Corée du Nord, sont recrutés par la CIA pour assassiner Kim Jong-un.L’ennui, c’est que Sony est en train de se mettre à dos de précieux alliés en cours de route. Encore la semaine dernière, un porte-parole de la société affirmait qu’il n’était plus question que The Interview sorte sous quelque forme que ce soit.Quelques jours plus tard, le président-directeur général Michael Lynton, après que le président Obama eut déclaré que Sony avait fait «une erreur», précisait sur les ondes de CNN que la décision de retirer le film de la circulation découlait directement de la volonté des propriétaires de salles. «Nous n’avons jamais abandonné l’idée de diffuser The Interview», a-t-il répété hier.L’annonce de la «reprogrammation» du film dès demain, sur environ 200 écrans de cinémas indépendants, a soulevé l’ire des grandes chaînes d’exploitation. Non seulement estiment-elles avoir été les boucs émissaires d’une décision radicale, mais Sony va plus loin en offrant The Interview en vidéo sur demande simultanément à sa sortie en salle. Ce faisant, le studio enfreint la règle selon laquelle un film hollywoodien peut être offert sur d’autres plateformes seulement quatre mois après le début de son exploitation en salle.

«Terroriste, pas terroriste, c’est non!»

Joint par le journal La Presse hier, Vincent Guzzo, président de l’Association des propriétaires de salles de cinéma du Québec, nous a fait savoir qu’aucune salle membre de son association n’allait présenter le film. «Terroriste, pas terroriste, c’est non!, a-t-il lancé. Sony veut maintenant tirer profit de cette affaire en changeant les règles. Pour nous, c’est inacceptable.»À cet égard, il convient de rappeler qu’avant les menaces de l’organisation Les Gardiens de la paix, Sony n’avait pas réclamé beaucoup d’écrans pour ce film mineur au Québec. Quelques salles seulement allaient présenter The Interview en version originale.Mais le plus drôle reste encore à venir. Quand tous ceux qui se gargarisent aujourd’hui de cette «grande victoire contre le terrorisme» verront le fameux film, ils constateront que l’humour qu’on y pratique est à peu près du même niveau que celui de Jackass. Et ils auront alors vraiment l’impression d’avoir été les dindons de la farce. Joyeux Noël!

 

The Interview sera diffusé sur le Web

 

La comédie The Interview sur un complot d’assassinat fictif du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, et au centre d’un imbroglio international, est visible depuis mercredi sur plusieurs plateformes internet et doit sortir jeudi dans certaines salles américaines.
Le film est disponible sur Google Play, YouTube Movies, Xbox Video de Microsoft et sur le site spécialement créé www.seetheinterview.com au prix de 5,99 dollars à la location et 14,99 dollars à la vente, a annoncé mercredi Sony «qui a toujours eu l’intention de diffuser le film sur une plateforme nationale», a fait valoir son directeur général Michael Lynton. Il est cependant impossible de visionner le film à partir du Québec ou du Canada pour l’instant.«Nous avons contacté Google, Microsoft et d’autres partenaires mercredi 17 décembre quand nous avons compris que nos projets initiaux n’étaient pas réalisables. Nous sommes heureux de pouvoir proposer le film dans tout le pays», poursuit le communiqué.«Je suis content que le film sorte», a dit Barack Obama à des journalistes. Le président, actuellement en vacances à Hawaï, n’a pas précisé s’il allait le voir. Le film doit également sortir comme prévu jeudi en salle, mais uniquement dans au moins 200 cinémas aux États-Unis, contre les 2500 initialement envisagés, malgré les menaces proférées par des pirates informatiques.Selon la revue spécialisée Variety, les entrées ont déjà pratiquement été toutes vendues dans les 17 salles de la chaîne Alamo Drafthouse. Le film met en scène James Franco et Seth Rogen en journalistes de télévision qui obtiennent une interview avec Kim Jong-Un. C’est alors que la CIA s’en mêle et les charge de tuer le jeune leader.La comédie donne dans le graveleux et ressemble à un mélange entre un film de James Bond et Very Bad Trip.«Je dois dire qu’une comédie se voit mieux dans une salle de cinéma pleine de monde. Aussi, si vous le pouvez, regardez-la comme ça. Ou appelez des amis pour la voir avec vous», a réagi sur Twitter Seth Rogen, réalisateur du film.James Franco a posté sur Instagram une photo de lui en train de danser aux côtés de son compère, avec les mots «Joyeux Noël l’Amérique, The Interview est vivant, regardez-le là — avec un lien sur le site internet du film — merci Sony!».Google a fait savoir qu’il était dans sa «mission de rendre l’information mondiale accessible».
Randall Park Dans "The Interview" Interprétant le chef nord-coréen Kim Jonk-Un

Randall Park Dans « The Interview » Interprétant le chef nord-coréen Kim Jonk-Un

  Image Courtoisie de : http://www.lapresse.ca/
Menace nucléaire
Sony Pictures avait fait volte-face mardi en autorisant la sortie limitée du film, au centre d’un maelstrom diplomatique et technologique après une cyberattaque dont a été victime le groupe. La compagnie avait dans un premier temps consterné Hollywood en annonçant la semaine dernière renoncer à la diffusion du film, après que les principales chaînes de cinéma eurent refusé de le projeter par crainte des menaces. Acteurs et réalisateurs avaient dénoncé une grave atteinte à la liberté d’expression. Lundi, un groupement représentant au total 250 salles de cinéma indépendantes avait lancé une pétition pour demander à Sony de leur permettre de le projeter. Côté politique de nombreux parlementaires s’étaient aussi élevés contre cette décision et Barack Obama avait déploré «une erreur» de Sony Pictures.Cette comédie a été qualifiée «d’acte de terrorisme» par Pyongyang qui a, selon les autorités américaines, commandité la gigantesque attaque informatique menée contre Sony Pictures.Le régime communiste nie être impliqué dans le piratage au cours duquel les données personnelles de 47 000 employés et collaborateurs de Sony Pictures ont été dérobées, mais a loué les auteurs.L’incident révélé le 24 novembre avait été revendiqué par un groupe de pirates «Guardians of the peace» (GOP), exigeant du studio de cinéma qu’il annule la sortie de The Interview .Le GOP avait notamment menacé de s’en prendre aux salles de cinéma qui projetteraient la comédie. Cette attaque informatique s’est aussi traduite par la diffusion en ligne de courriels embarrassants pour les dirigeants de Sony. La Corée du Nord a été brièvement privée de connexion internet mardi, au lendemain d’une première coupure générale de neuf heures qui pourrait avoir été orchestrée en représailles au piratage. Le président Obama avait assuré que Washington répliquerait après ce piratage. Le département d’État a toutefois refusé de confirmer si Washington était impliqué dans la panne de réseau en Corée du Nord. L’agence de presse gouvernementale nord-coréenne a de nouveau agité la menace de l’arsenal nucléaire du régime et conseillé à Washington de «réfléchir à deux fois à sa politique hostile» envers Pyongyang.

The Interview ramasse un peu plus que 1 000 000$

Malgré sa disponibilité sur demande, les cinéphiles ont tout de même afflué dans les salles de cinéma pour visionner The Interview, jeudi. Le film a enregistré des recettes de plus d’un million de dollars dans seulement 331 salles, une impressionnante moyenne de 3142 $ par établissement, selon le distributeur Sony Pictures. Plusieurs salles ont rapporté des présentations à guichets fermés.Il y a une semaine, on croyait que personne ne verrait la comédie satirique en raison des menaces de pirates informatiques, mais, dans un revirement de situation inattendu, le studio a décidé de permettre la diffusion du film en salles et l’a rendu disponible pour des locations ou des achats sur différentes plateformes numériques. Rory Bruer, le président de la distribution mondiale de Sony Pictures, a indiqué dans un communiqué que le studio était extrêmement reconnaissant envers la population du pays qui avait participé à la sortie non-conventionnelle du film.