Médias sociaux : comment ils vous ont fait croire que Trump ne pouvait pas gagner 0

Article écrit et publié par : Éric St-Gelais

Source :  Le blogue The Next Web, Radio Canada, Branchez-vous.com,

Image à la Une : Courtoisie de Branchez-vous.com.

Comment l’Internet vous a fait croire que Donald Trump ne pouvait pas gagner les élections présidentielles.

 La Question à se poser est : Et si les algorithmes et filtres de Facebook et Twitter vous isolaient du reste du monde et de tout ceux qui ont des idées contraires à la votre?

Matthew Hughes du blogue The Next Web amène une  très intéressante réflexion ce matin sur le sujet de la très surprenante victoire de Donald Trump, qui est devenu dans la nuit de Mardi à Mercredi, le 45e président des États-Unis d’amérique, déjouant tous les prévisions d’experts et des sondages en place et sur la majorité des médias dans le monde entier.

Comment l’Internet vous a fait croire que Trump ne pouvait pas gagner

Comment l’Internet vous a fait croire que Trump ne pouvait pas gagner

C’est une chose de tenter d’expliquer cette victoire de Trump mais je ne suis pas un blogueur spécialisé en politique américaine, mais en techno oui.

Mais pour bien comprendre cette fausse perception  dont vous avez fait preuve pour la plupart, qu’il était impossible de voir Donald Trump  remporter l’élection et accéder à la Maison-Blanche. Internet et les médias sociaux pourraientt être en grande partie responsable de cettte ignorance dont vous avez fait preuve.

La facilité avec laquelle on peut faire taire les personnes qui ne partagent pas nos valeurs et mêmes opinions que nous, élimine par le fait même tout débat et chance de voir d’autres opinions contraires aux nôtres.

Il serait très tentant et facile de critiquer Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux pour leur insistance à vouloir toujours en apprendre davantage sur notre vie privée et notre intimité, et leur imposition  d’algorithmes nous empêchant d’avoir un réel portrait global des activités et de la vraie situation de nos communautés, les réseaux sociaux demeurent l’endroit par excellence pour communiquer avec nos proches et s’informer d’eux à distance dans le confort de notre foyer.

Lentement mais sûrement, on y a réuni une liste de nos amis et connaissances qui nous ressemble au point d’avoir l’impression que cet échantillonnage représente et est fidèle au reste de la population en général, alors qu’il n’en est absolument rien.

Et hier matin, on se surprend et ce, avec étonnement et contrariété d’apprendre que 58 millions de citoyens américains se sont reconnus dans le personnage controversé qu’est Donald Trump. Ces mêmes 58 Millions  personnes étaient pourtant là sur Facebook et Twitter, mais tous cachées derrière le filtre de nos amis et connaissances et des comptes et groupes auxquels nous sommes abonnés sur Facebook et Twitter ou autres médias sociaux

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.«J’ai bien peur que les réseaux sociaux ne font qu’exacerber cela. Facebook et Twitter  et les autres, vous permettent d’exclure et illiminer ces mêmes personnes qui divergent d’opinion de votre monde», explique Hughes. «Dès qu’ils sont partis ou tout simplement supprimés  Vous pouvez les réduire  au silence et à de simples “sympathisans de Donald Trump”, et vous n’avez pas à vous inquiéter ou lire  leurs préoccupations, ou d’entendre leurs arguments différents des vôtres.» Donc vous vous sentez bien…

Facebook et Twitter sont des outils puissants qui permettent chaque jour de connecter des millions de gens entre eux. Mais notre résistance à vouloir gérer des trolls ou tout ceux que l’on perçoit (avec tort ou avec raison) comme des imbéciles heureux parce qu’ils ne pensent pas ou n’ont pas les mêmes opinions pas seulement en politique mais sur multiples sujets que nous,sont plus importante que l’envie de vouloir débattre avec eux sur leurs idées et les confronter avec les nôtres.

Je vous cite en exemple les adeptes de pages et groupes de simplicité volontaire dont les administrateurs ou les membres flushent, avec aisance, tout ceux qui osent critiquer leurs principes. Je le sais pour avoir moi-même fait ce genre de critique sur des pages de groupes de ce genre. Puisque ces gens ne sont pas confronter à leurs idées, ils croient fermement détenir la vérité infuse sur leurs actions et ne laisseront surtout pas personne troubler ou les déranger dans leurs pensées.

Jamais ce terme «influenceur» n’aura été autant utilisé à une époque où plus personne n’influence qui que ce soit.