Haute vitesse: la moyenne est en recul dans le monde 0

 Article écrit et publié par : Éric St-Gelais
Sources: ** Seulement les statistiques ont été publiés tels que présentés dans les sources **
http://www.directioninformatique.com/
http://www.oecd.org/fr/canada/
http://www.commentcamarche.net/
 
Photo à la Une: © directioninformatique.com/
 
 

Selon l’entreprise Akamai, 60 % des zones éligibles dans le monde profitent de la haute vitesse, mais la débit moyen d’accès a reculé de 2.8 %.

L’entreprise américaine Akamai est spécialisée dans les services informatiques et plus particulièrement dans celui des serveurs d’hébergement de données et services de Cloud proposés aux sociétés qui ont à gérer des tonnes de données. Régulièrement et comme il se doit, la société Akamai  étudie présentement et publie un rapport sur l’état Internet dans le monde, basé sur ses activités sur la planète.>


Le 8 janvier dernier, le rapport relatif au troisième trimestre de l’année 2014 a maintenant été publié.

En ce qui concerne le taux d’adoption de la haute vitesse (>4 Mbps) dans le monde, ce taux totalise prés de 60 %. Ceci représente une hausse sur le dernier trimestre de 1 % et de 12 % sur la dernière année. Parmi les pays les plus couverts, l’entreprise a mentionné entre autre, la Corée du Sud (niveau 96 %), la Bulgarie d’adoption de (95 %) et Israël, qui avec son 92 % d’adoption a été en hausse de plus de 1 %. Akamai prends note, toutefois, que la montée du taux d’adoption est plus lente depuis plus d’un an.

Cependant, au niveau de la très grande vitesse  (très haut débit  / > 10 Mbps), la situation est totalement différente. Effectivement, à la suite d’une forte croissance, le taux mondial d’adoption a pris un recul de 0.5 % à ce troisième trimestre.Au travers des 63 pays concernés, seulement 28 ont progressé depuis trois(3) mois. Les croissances par trimestre ont oscillé entre 0.5 % pour le Japon, qui parvient à un taux d’adoption de 55 %, et 8.4 % pour la Suède, qui atteint 44 %. Sur un an, le Japon, avec 6.3 %, progresse, encore, le moins, alors que l’Uruguay grimpe de plus de 3 000 %, avec 7.3 % d’adoption.

Autre statistique étudiée aussi, la vitesse de connexion moyenne. Il s’avère que, pour un deuxième trimestre consécutif, la vitesse de connexion moyenne dans le monde entier se maintient légèrement au-dessus du seuil de 4 Mbps, mais elle a baissé de 2.8 % pour arriver à 4.5 Mbps. La vitesse de connexion maximale est mondialement en moyenne de 24.8 Mbps et a baissé de 2.3 %.
La France affiche une vitesse de connexion moyenne de 7.1 Mbps et une vitesse maximale de 44.7 Mbps.

Répartion des vitesses de connexion dans le monde

Répartion des vitesses de connexion dans le monde

Image courtoisie de : Photo: © Akamai.

** Les pays étant les plus rapides en vert et les plus lents en rouge **

Et le Canada …?

Internet à haute vitesse : Le Canada fait mieux que ne le prétend l’OCDE

La performance canadienne en matière d’Internet à haut débit (haute vitesse) est meilleure que ne le prétendent les plus récentes données fournies par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), soutient une étude.

« Ce qui accroche avec ces chiffres de l’OCDE, c’est que cette organisation se base sur les débits affichés (advertised speeds) par les fournisseurs de services de connexion Internet, alors que pour cette étude, nous nous basons sur des débits réelles enregistrés par les usagers finaux », explique Johanne Lemay, coprésidente du cabinet d’études Lemay Yates Associés. Cette étude n’inclut pas tous les données en provenance d’Israël et de l’Islande, deux pays membres de l’OCDE.

« J’étais surprise de voir les plus récents chiffres de l’OCDE. Je ne m’attendais pas à ce que le Canada soit premier de classe, mais pas non plus à ce que le Canada soit toujours en queue de peloton comme le laisse entendre cette organisation »,  a-t’elle dit.

Le Canada dans la moyenne pour la haute vitesse

Toujours, selon cette étude de Lemay Yates Associés, le Canada se classe au 15e rang sur 32 pays avec une vitesse moyenne de 11,5 mégabits par seconde (Mb/s) au niveau du téléchargement. « Le Canada est bien loin d’être en queue de liste comme le prétend l’OCDE », affirme Mme Lemay.

Les débits moyens varient entre 2,6 Mb/s au Mexique et 37,3 Mpbs en Suède. L’étude soutient que le Canada devance notamment les États-Unis et la France (11,2 Mb/s), la Finlande (11 Mb/s) et le Royaume-Uni (9,3 Mb/s). Le Canada est cependant légèrement sous la moyenne des 32 pays à l’étude, qui est de 13,06 Mb/s.

D’après les plus récents chiffres de l’OCDE, dévoilés en septembre 2012, le Canada se classe au 20e rang sur 34 pays avec une vitesse de téléchargement moyenne de 22,82 Mb/s. Le Mexique est au bas du classement à 2,98 Mb/s, alors que la Suède domine à 85,61 Mb/s. La moyenne pour tous les pays de l’OCDE se situe à 37,5 Mb/s.

L’OCDE affirme que les vitesses moyennes en France, en Finlande et au Royaume-Uni étaient alors de 66,84 Mb/s, 30,67 Mb/s et 26,62 Mb/s respectivement.

« La différence vient de la commercialisation des plans, qui varie énormément selon les pays. Exemple, en Europe, les opérateurs promettent des vitesses pouvant aller jusqu’à 25 Mb/s. Mais, dans la réalité, ce n’est pratiquement jamais aussi vite. Si l’OCDE, en se basant sur les plans offerts, écrit 25 Mb/s, ce n’est pas la réalité », croit Johanne Lemay.

Haue vitesse & fibre optique

Haute vitesse & fibre optique

Image courtoisie de : http://www.enbeauce.com/



De meilleurs prix

Cette étude de Lemay Yates révèle aussi que le Canada se situe au 12e rang sur 32 pays au niveau du prix moyen (en dollars canadiens) par mégabit par seconde à 2,89 dollars. C’est la Corée du Sud qui arrive en tête de liste à 0,93 dollar, suivie de la Suède (1,44 dollar), du Japon (1,74 dollar) de l’Estonie (1,96 dollar) et du Luxembourg (2,09 dollar).

dans ce domaine, le Canada dépasse des pays comme la France (2,98 dollars), les États-Unis (3,09 dollars), le Royaume-Uni (3,99 dollars) et l’Espagne (5,75 dollars). Le Mexique arrive en queue de peloton avec un coût moyen par mégabit par seconde de 19,42 dollars, soit plus du double de la Turquie, qui arrive à l’avant-dernier rang à 9,04 dollars.

Or, selon les données de l’OCDE, le Canada se classe plutôt au 25e rang sur 34 pays avec un prix moyen par mégabit par seconde de 1,46 dollar canadien. La Suède et le Japon dominant le classement à 0,12 et 0,13 dollar respectivement, alors d’autres pays comme la France (0,34 dollar) et le Royaume-Uni (1,10 dollar) devancent le Canada à ce chapitre. Le classement place l’Espagne à 1,66 dollar et les États-Unis à 2 dollars.

74 % des familles sont branchées en haute vitesse pour le Canada

Cette étude soutient que 74 % des familles canadiens ont une connexion Internet haute vitesse, ce qui place le Canada au 7e rang sur 33 pays dans cette étude. Les Pays-Bas sont au premier rang à 86,3 %, ensuite vient le Danemark (86 %), de la Corée du Sud (82 %), de l’Islande (79,8 %), du Luxembourg (78 %) et  la Suisse (77 %).

Mais contrairement, seuls 38,9 % des ménages ont accès à connexion Internet haute vitesse en Turquie, comparativement à 36,9 % au Chili et à 13,7 % au Mexique.

Pour faire son étude, Lemay Yates Associés, en association avec Rogers Communications, a acquis les données disponibles chez SpeedTest.net pour les mois de mai, de juin et de juillet 2011. Le site Web propriété de la compagnie américaine Ookla, permet de tester tout à fait gratuitement la vitesse des connexions Internet partout dans le monde, tant pour le téléchargement (download) que pour le téléversement (upload).

La définition de connexion Internet à haute vitesse est toutefois très très vaste. Exemple, pour se conformer à l’OCDE, tous les forfaits canadiens qui offrent une vitesse de téléchargement supérieure à 128 kbps sont considérés comme étant des forfaits à haute vitesse.

Au total, plus de 52 millions de tests ont été analysés, dont 41,1 % provenaient des États-Unis, 11,8 % du Royaume-Uni, 5,8 % de l’Italie, 4,7 % du Canada et 4,3 % de l’Australie et du Mexique. Ces données brutes recueillies ont été pondérées pour refléter les parts de marché des différents fournisseurs de service Internet dans chaque pays.